Le regard des autres pèse sur moi plus que d'habitude.
Les gens me définissent par mon sourir, ma joie de vivre, mon rire qui se reconnait entre tous mais ils ne connaissent pas mes réels sentiments, mes vrais émotions ce qui me définit, en fait ce qui fait que je suis moi. Comme je l'ai déjà dit auparavant dans un autre article, peu de personne au lycée peuvent dire qu'ils m'ont déjà vu pleurer (à part peut-être Clémence). Il en est de même au collège, je crois même que c'est jamais arrivé!
Pourtant vous vous doutez bien que je ne suis pas une machine et qu'il m'arrive d'être triste ou en colère. Apparemment certaines personnes ne l'envisagent, c'est pour eux comme une évidence, comme un fait acquis que Maëlle n'est jamais triste. Thomas m'a dit une fois: "Toi? Pleurer? C'est pas possible!", et j'avoue que sur le moment ça m'a effrayé. Je me suis dit: "Alors c'est ça que les gens pensent de toi. Que tu n'es qu'une petite conne immature qui se fout de tout et de tout le monde, qui n'est pas sensible à ce qu'on peut lui faire ou lui dire, et qui n'y connait rien à la vie. Non je ne veux pas être cette personne. Je ne suis pas cette personne."
Non je ne suis pas cette personne. Mais y a-t-il seulement une personne qui sait ce qu'est ma vie? Ce qu'y s'y passe?
Alors voilà, moi je vous le dis, je ne suis pas qu'une petite conne inconséquente qui n'a rien vécu, qui n'a rien enduré
Oui j'ai besoin d'aide, oui j'ai besoin d'être consolé mais vous m'apportez bien plus quand je tais tout ça. Vous m'apportez un soutien énorme rien que par votre présence, et si j'ai l'air si heureuse c'est pour effacer ne serait-ce que le temps d'un rire toutes mes peurs, tous mes doutes, tous mes problèmes.
Non je ne vous livrerai pas ces peurs, ni ces doutes, ni même ces problèmes mais je vous ai livré mon coeur sur un plateau d'argent, et je l'ai fait sans concession.


